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Julie Charlet

Le Triangle de Karpman : Sauveur, Victime, Bourreau

Coaching

C’est un outil qui vient de l’analyse transactionnelle permettant de comprendre notre positionnement face aux autres et celui des autres avec nous.
Le but est de pouvoir se sortir de ces 3 rôles, mais quels sont leur portrait ?

Le sauveur

Celui qui aide, conseille, soutient, même en s’oubliant si il le faut. Qui est capable d’anticiper les besoins de l’autre, parfois c’est juste et parfois non. Il fait à la place de l’autre, l’assiste jusqu’à le rendre dépendant de sa propre aide. Il recherche de la reconnaissance à travers cette aide donnée, et qui finalement l’épuise plutôt que de lui donner de l’énergie.

Il cherchera dans ce triangle une victime pour pouvoir l’aider et la soutenir.
Ce que le sauveur ne voit pas forcément c’est qu’il peut devenir un bourreau lorsque la victime ne veut pas de son aide. Il peut être directif, dans le conseil presque autoritaire.

Il peut aussi devenir une victime en disant qu’il n’a rien pu faire, que de toute façon personne ne valorise sa présence et son soutien.

La victime

Celui qui se sent floué, trompé ou sous estimé. Il cherche un public servant de témoin pour qu’on s’apitoie sur son sort, qu’on voit à quel point c’est difficile ce qui lui arrive. Il ne se sent pas responsable et n’assume pas sa part de responsabilité, il invoque l’injustice de la vie.  
Si on lui propose une solution, il donnera souvent une réponse négative pour passer à l’action.

Il cherchera un bourreau pour pouvoir sentir qu’il est sous estimé, et dévalorisé.

Il cherchera un sauveur pour être soutenu et aidé.

Le bourreau

Celui qui dévalorise, reproche, critique, rabaisse, donne des leçons. La faute sera toujours sur l’autre. Il enferme l’autre en le manipulant, et en se dégageant de toute responsabilité. Il trouve sa place en pensant l’autre inférieur à lui.
Il cherchera souvent les points faibles, les peurs de l’autre, les failles.

Il cherchera une victime pour pouvoir jouer son rôle.

Comment se sortir de ce triangle ?

1. Prendre conscience et observer

Déjà en premier lieu, se regarder en face, accepter que nous jouons tous un peu ces rôles. Avec des nuances et des différences de fréquence. Voir dans quelles situations ressort le sauveur ? la victime ? le bourreau ?

Observer chez l’autre quel rôle il peut prendre dans certaines situations, ça peut aider à voir chez soi ce qui se passe. Voir comment on s’adapte face à un bourreau, ou comment on va vouloir aider une victime ou avoir besoin d’un sauveur.

Se demander « qu’est ce que ça m’apporte de jouer ce rôle ? »
Se rendre compte que souvent jouer ces rôles font perdre de l’énergie en prenant une place qui n’est pas demandée, mettent des freins à nos relations, créent des répétitions relationnelles.

2. Déculpabiliser et dédramatiser

C’est ok de jouer la victime, le sauveur ou le persécuteur.

Prendre conscience, observer et finir par se déculpabiliser pour passer à l’action.

C’est important de se rappeler que nous pouvons choisir de faire autrement. Nous ne sommes pas obligés de continuer d’endosser ces rôles. Très souvent, nous les avons endossés car nous avons été vu et reconnu par nos parents, ou nos proches en aidant, en s’apitoyant sur son sort, ou en bousculant et écrasant l’autre.

Comment opérer un changement ?

Si vous vous reconnaissez dans le rôle de sauveur, vous pouvez vous demander « Est ce que je peux écouter plutôt que de conseiller ? » « Est ce que je reçois de l’amour ou de la reconnaissance même sans aider l’autre ? »  « Est ce que si je me reconnaissais comme quelqu’un de bien, est ce que j’aurai besoin d’être toujours là pour les autres ? »


Si vous vous reconnaissez dans le rôle de victime, vous pouvez vous demander « De quoi ai je besoin et comment l’exprimer à l’autre ? », « Est ce que si je me mets en action je ressens toujours autant de craintes ? » « Quelles ressources j’ai en moi pour résoudre mon problème ? »


Si vous vous reconnaissez dans le rôle de bourreau, vous pouvez vous demander « est ce que j’ai pris un temps pour écouter mes propres blessures ? », « est ce que je peux exister et trouver ma place sans écraser l’autre ? », « Est ce que je m’interdis de faire quelque chose d’important pour moi quand je critique l’autre ? »

Être soi-même

Ce triangle m’a fait voir à quel point je m’enfermais dans un rôle, à quel point je n’étais pas moi-même en voulant sauver, conseiller, être indispensable à l’autre. J’ai vu que ça cachait un besoin de reconnaissance, un besoin de me reconnaître, et de voir enfin que je n’étais pas qu’une sauveuse. J’étais tellement plus profonde et nuancée. Cette part de sauveuse en moi est importante, et je la remercie de m’avoir fait supporter des évènements difficiles, mais depuis que j’ai lâché ma cape de sauveuse, mes relations sont encore plus riches, je développe un amour sincère pour ce que je suis, que ce soit dans mes bons jours comme mes mauvais jours.

Sortir du triangle de Karpman, c’est faire tomber le masque et voir que nous avons du pouvoir sur nos actes, pensées et relations. C’est reprendre une liberté avec nous-même.


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